La grande saga du caoutchouc ! La fabrication du pneu

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sondage La grande saga du caoutchouc ! La fabrication du pneu

Message par wind13 le Lun 21 Mai 2007 - 20:15

l’histoire du caoutchouc

et quelques dates importantes :


L’histoire du caoutchouc , Son cheminement conduit au fil des siècles du "nouveau monde" à l’Asie, et de l’Asie aux pays Occidentaux. Les épisodes seront souvent glorieux, parfois plus douloureux.

XV – XVIIème siècle : les Européens observent en Amérique centrale et en Amérique du Sud, l’utilisation que font les populations indiennes du caoutchouc : balles, bottes, toiles enduites, bouteilles...
Ce caoutchouc provient du latex issu de différentes plantes, dont l’hévéa et le guayule

1736 - 1744 : première étude scientifique sur le caoutchouc menée par les Français en Equateur et en Guyane (La Condamine et Fresneau) ; le terme de caoutchouc est repris de l’expression indienne "cao" = bois, "tchu" = qui pleure.

1770 : fabrication des premières gomme à effacer en Grande-Bretagne (Priestley)

Le caoutchouc naturel est obtenu à partir d'un liquide blanc laiteux appelé latex, fourni par de nombreuses plantes. Il existe à l’état naturel et sert depuis longtemps à fabriquer divers objets. La plus connue d’entre elles est l’hévéa, un arbre originaire d’Amérique du Sud. Son nom indien “ cahutchu ”, qui signifie “ bois qui pleure ”, fait référence à son mode de récolte particulier.

En efet la récolte du latex est effectuée par une entaille diagonale dans l'écorce, le latex exsude de l'entaille et est recueilli dans un petit gobelet. La quantité de latex recueilli pour chaque incision est d'environ 30 ml. Chaque jour une nouvelle incision est pratiquée. Lorsque l'ensemble des entailles atteint le sol, on laisse l'écorce se renouveler. Environ deux cent cinquante arbres sont plantés sur un hectare. Ils produisent annuellement environ 450 kg de caoutchouc brut séché.
En 1876, l'explorateur britannique Henry Wickham rapporta du Brésil environ 70 000 graines d'Hevea brasiliensis. Les graines ont servi à établir les premières plantations, d'abord à Ceylan (aujourd'hui Sri Lanka) et ensuite, dans d'autres régions tropicales d'Extrême-Orient. Environ 99 % du caoutchouc provient des plantations de l'Asie du Sud-Est.
Les premières plantations d'hévéas au Vietnam datent du temps des français, pour le compte de Michelin.
............................................................................................................................................
Le caoutchouc peut être fabriqué à partir d'un produit naturel : le latex qui est la résine d'un arbre, l'Hévéa. En réalisant une encoche dans l'écorce du tronc de l'Hévéa, on peut récolter ce latex qui ressemble à du lait. Les conquistadors, ces aventuriers espagnols qui partirent à la conquête de l'Amérique au 16ème siècle, furent très surpris de voir les Aztèques jouer avec des balles qui rebondissaient faites à partir de latex ! Les conquistadors, eux, l'utilisèrent alors surtout pour imperméabiliser leurs vêtements ou se faire des bottes.

Mais lorsqu'au 18ème siècle, les Européens souhaitèrent ramener en Europe ce latex par bateaux, celui-ci durcissait à l'air et arrivait inutilisable. Plusieurs découvertes déterminantes vont alors permettre son utilisation. Tout d'abord en 1768 : on observe que du latex durci placé dans de l'éther redevient liquide. Puis en 1839, Charles Goodyear découvre que le soufre permet de fixer l'élasticité du caoutchouc et supprime un problème resté jusqu'alors : le caoutchouc était un peu collant quand il faisait chaud et devenait tout dur en hiver ! Enfin en 1843, Hancock trouve qu'en trempant le caoutchouc dans le soufre à 110 degrés C pendant plus d'une heure, le caoutchouc garde son élasticité et que si ce temps est prolongé il durcit. On appelle ce procédé la vulcanisation.

À partir de cette date, c'est presque "l'ère du caoutchouc" : on fait de bottes, des vêtements, des bouchons…et des pneus en grande quantité !

Le début du 20ième siècle marquera l'ère de la fabrication chimique du caoutchouc ; Faraday montre en 1826 que le caoutchouc peut être fabriqué à partir du pétrole.

Le saviez-vous ?
Les indiens Maipas, qui utilisaient ce latex, parlaient eux du "cahutchu" pour dire "bois qui pleure" : le latex naturel était obtenu en incisant l'écorce de l'arbre, ce qui laissait voir comme une grosse larme sur le tronc.
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Message par wind13 le Sam 26 Mai 2007 - 19:24

Fin XVIIIème : utilisation de vernis de caoutchouc pour enduire les toiles des aérostats (Jacques Charles)
Charles savait produire de l'hydrogène et expérimentait dans ses cours la force ascensionnelle de ce gaz en l'insufflant dans des bulles de savon. Quand la nouvelle de l'expérience d'Annonay des frères Montgolfier fut connue, il sut qu'il pourrait tirer parti de l'hydrogène pour élever des hommes dans l'air.

Barthélemy Faujas de Saint-Fond, géologue et vulcanologue de son état lance une souscription pour financer à Paris la construction d'un ballon, qu'à l'époque on appelait un globe. Dix mille livres furent récupérés pour Charles. À l'arrivée d'Étienne Montgolfier à Paris, Barthelemy lancera à nouveau une souscription pour ce dernier.


Toujours est-il que Charles fait donc construire par les frères Robert, Anne-Jean et Marie Noël, constructeurs d'appareils de mesure, un ballon fait d'une étoffe de soie imperméabilisée par un vernis à base de caoutchouc. C'est un petit ballon sphérique de 4 mètres de diamètre et d'un volume de 33 m³. À la place de l'air chaud utilisé par les frères Montgolfier, il va utiliser de l'hydrogène beaucoup plus léger que l'air. Il le produit en grande quantité en versant de l'acide vitriolique (acide sulfurique) sur de la limaille de fer.

Le gonflement du ballon démarre le 24 août et dure quatre jours. C'est le 27 août 1783, que le ballon s'envola vide du Champ-de-Mars et alla jusqu'à Gonesse à 16 km.









Thomas Hancock a d’abord été intéressé à la matière du caoutchouc comme un agent imperméable contre les intempérées. Mais le mélange térébenthine-caoutchouc ne fut pas des plus réussis pour contrer les éléments. Le point principal pour lui cependant était de pouvoir récupérer les différents petits morceaux de caoutchouc et de pouvoir les remodeler, mais aucune machine n’était conçue pour cette tâche. Hancock en créa une en 1820 et se rendit compte de son utilité supplémentaire. Cette machine, en pressant les morceaux ensemble, permettait de créer de gros blocs de caoutchoucs, desquels on pouvait par la suite couper la quantité nécessaire de caoutchouc. Sans le savoir, il avait créé une machine qui allait continuer à servir longuement et marquait le début de l’industrie du caoutchouc. Peu de changements ont été faits à cette machine par la suite car le principe du pressage y était. L’invention de Hancock est surtout connue sous le nom de « Hancock’s pickles » ou masticateur.
machine a presser le caoutchoucs



1819 : procédé de "mastication" pour plastifier le caoutchouc (Hancok)........
1823 : dissolution du caoutchouc dans un solvant et d’imperméabilisation des tissus ; confection des premiers imperméables (Macintosh)

un dénommé Charles Macintosh eut également l’idée de créer des vêtements imperméables. Il résolut de trouver un moyen de créer un produit qui n’aurait pas le même sort que le mélange térébentine-caoutchouc de Hancock ou les « gum boots ». Il découvrit que le naphte de goudron de houille était un meilleur solvant que la térébenthine pour préparer le caoutchouc. En 1823, il reçut un brevet pour cette découverte. Après s’être associé, il put créer la première fabrique de tissu imperméable.

« Gum boots »


Pendant que ceci se passait en Europe, de l’autre côté de l’Atlantique, l’industrie du soulier battait son plein, bien qu’ayant son lot de problèmes en Nouvelle-Angleterre. Les « gum boots » des « Para Indians » devenaient mous et collaient à la chaleur jusqu’à être complètement inutilisables. Mais au froid, ces souliers devenaient durs et inflexibles. C’étaient les mêmes futurs problèmes auxquels Charles Goodyear allait être confronté plus tard.

Hancock, pendant ce temps, avait lui aussi réussi à créer de nouvelles petites entreprises permettant au caoutchouc de se retrouver à peu près partout à Londres. Il finit par être partenaire avec Macintosh, car il était très intéressé par la réussite du tissu tandis que Macintosh pouvait profiter de la machine de Hancock. Jusqu’à la moitié du 19e siècle, cette industrie se développa de plus en plus. Hancock a, à un moment donné, put se procurer un morceau de caoutchouc vulcanisé, créé par Charles Goodyear, et l’a fait breveter. Voici comment Goodyear l’a créé …
1830 : matelas en toile caoutchouté (Hancock)

1834 :
Bretelles et jarretières à base de fils de caoutchouc (Rattier et Guibal)

1834 :
bandages de roues en caoutchouc compact (Charles Diez)
Charles Diez présente en France une locomotive routière à quatre roues fonctionnant à la vapeur, transporte des personnes sur l'axe Champs Elysées parc Saint Germain
voiture a bandage de caoutchouc

1839 : mise au point de la vulcanisation par Charles Goodyear, multiplication des applications

Charles Goodyear (29 décembre, 1800 - 11 juillet, 1860) fut l'inventeur de la vulcanisation. Il mourut très endetté et repose au cimetière de la rue Grove à New Haven, Connecticut. Ni Goodyear ni sa famille ne fut en relation avec la société Goodyear nommée en son honneur.
En 1839, Charles Goodyear découvre l'effet du soufre et de la chaleur sur le caoutchouc, le soufre permettant de fixer l'élasticité du matériau tout en supprimant son adhésivité, sa rigidification au froid et son odeur.

En 1843, Hancock poursuit les recherches de Goodyear et constate qu'en immergeant une lamelle dans du soufre à 110°C pendant 1h30, il garde sa souplesse. Si l'immersion dure plus longtemps, il obtient du caoutchouc durci. Erockedon, ami de Hancock propose d'appeler ce phénomène la vulcanisation par allusion à Vulcain, dieu du feu.

Avec la découverte de la vulcanisation, la fabrication de pièces en caoutchouc explose: bouchons, vêtements, sacs étanches, mobilier en ébonite, chaussures, ... . En 1845, Thomson fabrique et dépose un brevet décrivant la fabrication d'un pneumatique pour les voitures hippomobiles. Mais ce pneu n'aura pas de succès. En 1861, a lieu la première tentative de plantation d'hévéa à Java, colonie Hollandaise. Devant l'expansion de l'industrie caoutchoutière et la pénurie de matiére, les anglais, et surtout Sir Henry WICKHAM, vont essayer, entre 1870 et 1876,de créer des plantations d'Hévéa en Extrème-Orient, dans leurs colonies. Pour cela, ils feront transporter des graines, des pousses d'arbre du Brésil vers Ceylan, Singapour, Java, Malaisie ... . En Mars 1880, le premier Hévéa d'Extrème-Orient fleurit. Le prix du Kilo de Caoutchouc à Paris est alors de 25 francs alors que le salaire horaire moyen est de 0,50 francs. Ce prix élevé incite tout le monde à planter et à saigner tout ce qui peut produire du latex. En 1884, les arbres plantés en Malaisie commencent à produire du latex. En 1888, c'est 1000 arbres qui sont en âge d'être utilisés.
En 1888, John Boyd Dunlop, vétérinaire écossais et bricoleur génial, fabrique lui même ses gants en caoutchouc dont il se sert pour opérer. Voyant son fils peiner sur les routes irlandaises avec son tricycle, il décide de reprendre l'idée de Thomson et de fixer, à l'aide d'un ciment, un boyau caoutchouté gonflé à l'air, sur les roues du vélo.
Du jour au lendemain, le caoutchouc est devenu grâce à Goodyear une des substances vitales du monde industriel moderne.

Cependant, par manque d’argent et autres problèmes, il ne put breveter son produit final avant 1844. Seulement, 15 jours avant de recevoir son brevet, Hancock avait déjà reçu le brevet pour un produit similaire du gouvernement britannique (en fait, Hancock avait travaillé à partir d’échantillons utilisés précédemment par Goodyear). Les années suivantes, il ne put réfuter ce brevet. Durant le reste de sa vie, les dettes et la maladie le rongeaient, et il ne put jamais profiter de tout l’impact positif et prolifique qu’avait apporté son invention. Ce n’est qu’après sa mort que le brevet américain de Goodyear fut profitable à ses enfants. La compagnie de pneus Goodyear que l’on connaît désormais tire son nom de cet inventeur, cependant Goodyear n’en a jamais été le créateur. Il n’en demeure pas moins que Goodyear est reconnu comme l’un des plus grands et prolifiques inventeurs américains, bien que cela n’a pas été le cas de son vivant…
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sondage Re: La grande saga du caoutchouc ! La fabrication du pneu

Message par wind13 le Lun 28 Mai 2007 - 20:49

1851 : découverte du procédé de fabrication de l’ébonite (caoutchouc durci par excès de soufre) ; fabrication d’articles de joaillerie, peignes, boutons, manches de couteau, isolateur électrique...

C'est au siècle dernier que Charles Goodyear obtint l'ébonite en soumettant le caoutchouc à un processus prolongé de vulcanisation. Sa couleur proche de celle de l'ébène est à l'origine de son nom.

Caoutchouc vulcanisé avec de 20% à 40% de soufre. Solide noir, dur et cassant utilisé comme isolant électrique. Fabriqué depuis 1839, l'ébonite est l'ancêtre des résines artificelles.

La qualité des caoutchoucs devient progressivement meilleure. On découvre des additifs accentuant telle ou telle propriété : le soufre principalement, mais aussi les noirs carbonés ou l'oxyde de zinc qui accroissent la rigidité, des antioxydants, le toluène,

Pendant de nombreuses années et dans de nombreuses applications, l'Ebonite disputa le terrain au Celluloïd et aux résines phénoliques. Elle était fournie en semi- ouvrés extrudés, puis travaillés à l'outil, ou bien moulés par compression à l'aide de moules à deux empreintes. L'Ebonite eut un grand succès dans l'industrie alors naissante des stylos. Elle fut longtemps utilisée dans les séparateurs de batteries électriques, récepteurs téléphoniques, châssis pour plaques photographiques, fume-cigarettes et comme matière pour prothèses dentaires.
1870 : apparition des premiers préservatifs à base de latex

En 1843-1844, Goodyear et Hancock commence la production en masse de préservatifs fait à base de caoutchouc vulcanisé. La vulcanisation est un procédé qui rend le caoutchouc brut en produit élastique très résistant. Les préservatifs en caoutchouc du début du siècle étaient lavables et réutilisables. " … si l'on veut se servir d'un préservatif en caoutchouc à plusieurs reprises, il faut d'abord le choisir plus grand à cause de son rétrécissement et le laver dans une solution de sublimé et l'essuyer à chaque fois que l'on s'en est servi. Après une insufflation d'air pour s'assurer de son intégrité et de sa résistance et pour enlever les plis, on saupoudre le condom à l'aide de lyocopode acheté à la pharmacie ou de talc que l'on se procure chez le marchand de couleur, et après avoir tourné et retourné le condom dans cette poudre, on l'enroule sur deux doigts pour le conserver à l'abri de la lumière, de la chaleur et du froid excessifs. Il faut également préserver le caoutchouc du contact avec les corps gras (huiles, graisses, vaseline, paraffine), l'acide phénique, etc., qui le dissoudraient …

[b] sur ce lien l histoire du préservatif date de:6000 avant Jésus Christ.

http://www.leroidelacapote.com/history.php

1876 - 1877 : première transplantation de l’hevea brasiliensis en Asie à Ceylan
Vers la fin du 19e siècle, la demande en caoutchouc augmente considérablement avec l’industrialisation et l’augmentation des différentes utilités du caoutchouc. Pour contrer le monopole brésilien, en 1876, Henry Wickham prendra 70 000 graines d’Hévéa brasiliensis qu’il fit germé à Londres dans les jardins royaux britanniques. De ces graines, il obtint 3000 plants qu’il exporta vers l’Asie du Sud –Est. Les premières plantations asiatiques virent donc le jour dans la colonie anglaise situé à Ceylan (Sri lanka) pour éventuellement être dispersé encore plus vers l’Est, en Malaisie et Indonésie.

Aujourd’hui, les plantations se retrouve à la grandeur de l’Asie du Sud–Est, notamment au Vietnam, en Chine, en Inde et surtout en Thaïlande; le plus grand producteur mondial.

Aujourd’hui, le prix du caoutchouc continue de grimper année après année, la demande étant de plus en

plus grande. Le prix a presque doublé depuis 1999

1892 : pneumatiques démontables pour vélo et auto (André et Edouard Michelin)

Edouard et André Michelin sont respectivement licencié en droit et centralien, mais également passionnés par tout ce qui concerne la locomotion et par les innovations. Ils inventent en 1891 le pneumatique démontable, dans laquelle la chambre à air est indépendante du pneumatique proprement dit. Ils auront toutes les difficultés à faire admettre la supériorité de leur solution.
Dès 1891, Charles Terron remporte la course Paris-Brest-Paris (longue de 1200 km) avec un vélo équipé de ces nouveaux pneus Michelin.
Ils veulent transposer cette innovation à l'automobile, mais aucun constructeur n'est disposé à leur confier une de leurs voitures afin d'en faire l'essai. Aussi, en 1895, ils construiront la leur qui, inscrite dans Paris-Bordeaux-Paris parcourt les 2200 km en moins de 100 heures, à la surprise générale. Il est vrai que ce délai est le maximum autorisé pour éviter la mise hors course. Ca n'en est pas moins une grande victoire car la performance démontre avant tout la viabilité du produit. En 1896 apparaît la première voiture équipée des pneumatiques démontables Michelin : C'est une "Léon Bollée", ce qui n'a rien de très étonnant lorsque l'on connaît le caractère novateur de cette dernière marque. L'histoire est en route !

Ces premiers pneumatiques sont dits "à talons" et sont vissés sur la jante. Leur infrastructure interne est en tissu selon une disposition diagonale, composée de plusieurs "nappes" croisées les unes par rapport aux autres et disposées - comme son nom l'indique - diagonalement par rapport au sens de roulement.

Par ailleurs, les premiers pneumatiques sont de couleur blanche, couleur naturelle du caoutchouc.

Notons, au passage, qu'au vu des coupes ci-joint, les fabricants n'ont pas encore tous adopté le principe du "pneu démontable" cher à Michelin.

1910
Les "talons" sont remplacés par des tringles métalliques fondues dans la circonférence du pneu, ce qui en améliore la rigidité et permet de se dispenser de le visser sur la jante.

Par la même occasion, c'est à peu près à la même époque que l'on adjoint du charbon au caoutchouc pour en améliorer la résistance. Mais sur la bande de roulement uniquement : Cette configuration correspond aux fameux "flancs blancs" que certains trouvent si esthétique ... chacun son truc.
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sondage Re: La grande saga du caoutchouc ! La fabrication du pneu

Message par wind13 le Jeu 31 Mai 2007 - 21:49

1909 : premier brevet pour la fabrication de caoutchouc synthétique en Allemagne (Fritz Hoffmann)
[color=blue]Devant la montée des prix du caoutchouc naturel, en 1906 Fritz Hofmann remporte le concours Bayer en synthétisant du polyisoprène, à partir du p-crésol extrait du goudron de houille; en 1910 il améliore la synthèse en utilisant à la place de celui-ci le 2-3 diméthylbutadiène, bon marché et abondant; en 1911 une production pilote commence à Elberfeld en Allemagne; on fabrique les premiers pneus en caoutchouc méthyle en 1912.


En 1910, deux anglais, Strange et Matthews, déposent un brevet pour la polymérisation du butadiène en présence de sodium métal, mais ce caoutchouc est de piètre qualité. En 1916, est découvert à Elberfeld le procédé "4 étapes" (acétylène, aldol, alcool benzylique, butadiène) pour la fabrication du butadiène. Les recherches sur les adjuvants anti-vieillissement avancent de même durant ces années (pipéridine, amines aromatiques...).
1914 - 1918 : fabrication de caoutchouc synthétique (dit BUNA) à partir de diméthyl butadiène

Le 31 décembre 1924, Farbenfabriken vorm. Friedrich Bayer & Co. est dissoute et le 1er janvier 1925 est crée l'IG Farben (BASF, Bayer, Hoechst, AGFA, Weiler Ter Meer, C.F., Griesheim Elektron). En 1926 les études sur le caoutchouc reprennent après la cessation due à la chute des prix de 1919, et en 1927 à Ludwigshaven et Leverkusen la méthode de polymérisation de Strange et Matthews est améliorée (emploi d'émulsifiants et de savons).

En 1928, la production de caoutchouc synthétique en émulsion aqueuse et l'utilisation du butadiène comme monomère font l'objet de brevets, de même qu'en 1929 la copolymérisation par Bock et Tschunkur du butadiène et du styrène qui livre ainsi le premier caoutchouc synthétique comparable au naturel. La marque BUNA® est déposée (BUtadiène NAtrium). En 1930, le styrène est remplacé par l'acrylonitrile (premier caoutchouc nitrile ®BUNA N). En 1937, la copolymérisation isobutène-isoprène est mise au point : le caoutchouc butyle voit le jour. Jusqu'au début des années 40, des progrès sont effectués dans la mise au point des antioxygènes, des catalyseurs...



L'Allemagne nazie développe sa production de SBR et édifie en 1944 le terrible complexe de BUNA-Monowitz qui dépend du camp de concentration d'Auchwitz - ce complexe ne produira d'ailleurs jamais une once de caoutchouc. Dans les années 50, après le démantèlement de l'IG Farben en 12 firmes, la reprise de la production se fait lentement et en 1960 on met en évidence des propriétés du caoutchouc de polybutadiène à haute teneur en cis 1,4.



1931 :
commercialisation du polychloroprène (ou Néoprène) aux USA
Le polychloroprène est généralement vendu sous le nom Néoprène. Il résiste très bien aux huiles. C'est le premier élastomère synthétique, ou caoutchouc qui a eu un succès commercial. Il a été inventé par Arnold Collins, pendant qu'il travaillait avec l'homme qui a inventé le nylon, Wallace Carrothers.

Le polychloroprène est fabriqué à partir du monomère chloroprène, croyez le ou non, comme ceci:

Le chloroprène a deux doubles liaisons, il est appelé diène. Le polychloroprène a des propriétés similaires à celles des autres polymères diènes comme le polyisoprène et le polybutadiène. Si vous voulez en savoir plus sur les polymères diènes
1940 : les caoutchoucs de silicone


Le caoutchouc de silicone
Description de produit:

Le caoutchouc de silicone technique, le caoutchouc de silicone MagniQ est la silicone solide résistante à la chaleur, PARA – résistant à l´usure, NBR - le caoutchouc résistant à l´huile, EPDM – le caoutchouc résistant aux produits chimiques, SILIKON – pour les aliments, résistant aux témperatures, VITON – résistant aux témperatures et les huiles, le caoutchouc de silicone.
Informace:

Le caoutchouc de silicone, le caoutchouc microporeux expansé, le caoutchouc de joint d´amolissement, le caoutchouc de plancher, NEOPREN – résistant au vieillissement, LA TOILE À MEMBRANE, le caoutchouc de silicone.
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sondage Re: La grande saga du caoutchouc ! La fabrication du pneu

Message par wind13 le Mar 19 Juin 2007 - 17:31

1943 : caoutchouc butyl (chambres à air)

1946 : pneu radial (Michelin) qui va supplanter le pneu conventionnel à structure croisée

1952 : début de la véritable ère industrielle des caoutchoucs "synthétiques"

1955 : catalyseurs de Ziegler et Natta permettant la stéréorégularité des élastomères produits
Découverte des catalyseurs par ZIEGLER et NATTA et début de la véritable ère industrielle
des élastomères de synthèse

De nombreux caoutchoucs ont par la suite été créés, et de nouveaux types apparaissent sans cesse, présentant des propriétés spécifiques telles la résistance aux huiles,aux hydrocarbures,au vieillissement, ... .

Ces caractéritiques permettent leur utilisation dans des applications techniques où le caoutchouc naturel ne conviendrait pas.
Caoutchouc butyl : procédé exploité en France à N.D de Gravenchon (76) par Socabu sous licence Exxon. L'isoprène est importé de Bâton-Rouge (Louisiane, Etats-Unis) et l'isobutylène provient, par une conduite de 35 km, de la coupe C4 d'un vapocraqueur d'Exxon Chemical France et de la compagnie Française de Raffinage. Le caoutchouc butyl peut aussi être obtenu par décomposition du MTBE (méthyl tert-butyl éther). Le solvant de copolymérisation est le CH3Cl et la réaction est catalysée par une solution de AlCl3 dans ce même solvant. La réaction est très exothermique et se fait à -100°C. Après refroidissement, par détente de propylène et d'éthylène, le solvant et les réactifs non consommés sont extraits par vaporisation et recyclés. Aux fines particules de caoutchouc qui ont précipité on rajoute de l'eau et des additifs nécessaires à la stabilisation de la suspension qui est ensuite purifiée, séchée et comprimée sous forme de balles de caoutchoucs.

C’est en 1891 qu'Edouard Michelin met au point et fait breveter le premier pneumatique démontable avec chambre à air
pour bicyclette. La réparation d’un pneu est désormais possible en un temps record (il fallait auparavant avec le pneu entoilé collé sur la jante, pas moins de trois heures de travail et une dizaine d'heures de séchage). La légende dit que c’est lors du passage d'un cycliste anglais à Clermont-Ferrand et qui avait crevé qu'Edouard Michelin eut l'idée de la chambre à air.

La fabrication d'un pneu radial se fait à partir de différentes matières premières : plus de 30 sortes de caoutchoucs naturels et synthétiques, des produits chimiques et des pigments, mélangés dans des malaxeurs géants appelés Banbury. Ces malaxeurs mélangent les différents ingrédients pour obtenir un mélange de gomme homogène et noir.



Boudinage

Le mélange refroidi est découpé en plaques qui sont transportées jusqu'à des boudineuses. Ces boudineuses préparent les différents mélanges qui seront coupés en bande pour devenir les flancs, la bande de roulement ou d'autres parties du pneu. Une autre sorte de caoutchouc enrobe les différents types de toiles qui sont utilisées dans la construction d'un pneu : du polyester, de la rayonne ou du nylon.



Tringles

Autre élément important du pneu : les tringles. Elles ont la forme d'un anneau et permettent de positionner et de maintenir le pneu sur la jante.



Nappes

Viennent ensuite deux nappes de câbles, puis deux bandelettes talon, appelées ainsi parce qu'elles évitent les pincements contre la jante au moment du montage.



Bande de roulement

L'opérateur pose les ceintures en acier qui résistent aux crevaisons et stabilisent la bande de roulement. Dernière étape de la construction du pneu, la pose de la bande de roulement. Des rouleaux pressent ensemble les différentes parties et le pneu, dit "vert", est maintenant prêt à être vulcanisé.



Vulcanisation

Les presses de vulcanisation donnent au pneu sa forme définitive et le dessin de bande de roulement. Dans ces moules sont gravés en négatif le dessin de bande de roulement et les inscriptions des flancs du pneu. Les pneus sont vulcanisés à plus de 300 degrés avec des temps de vulcanisation - entre 12 et 25 minutes - qui dépendent de leur dimension.



Inspection

Si le pneu présente la moindre anomalie ou défaut, même une légère imperfection, il est rejeté. Les défauts sont détectés soit par les yeux et les mains expertes des inspecteurs, soit par une machine spécialisée. L'inspection ne s'arrête pas à la détection extérieure. Des pneus sont pris au hasard dans la ligne de production et passés aux rayons X pour y détecter d'éventuels défauts internes.
Comment lire un pneu?


Exemple : MXV 185/70 R 14 88 H

MXV : pneu MXV
185 : largeur du pneu en millimètres
70 : série du pneu
R : structure du pneu R= radial
14 : diamètre intérieur en pouces. C'est le diamètre de la jante.
88 : indice de charge
H : code de vitesse , 210 km/H
Q 160 km/h
R 170 km/h
S 180 km/h
T 190 km/h
H 210 km/h
V 240 km/h
Z plus de 240 km/h

1 - Indicateur d'usure 7 - Code de vitesse L = 120 km/h
2 - Marque déposée 8 - Rapport hauteur sur section X 100
3 - Type de pneumatique 9 - Structure radiale
4 - Section du pneu (en mm) 10 - Marque du manufacturier
5 - Tubeless = sans chambre 11 - Diamètre de la jante
6 - Indice de capacité de charge en simple,
158=4250 kg
Le caoutchouc synthétique

Le caoutchouc synthétique est né en Allemagne en 1909. Il a permis de contourner les blocus successifs. Au cours du second conflit mondial et alors que les sources d'approvisionnement étaient coupées par le Japon, les USA ont bâti en 3 années une industrie du caoutchouc synthétique, à base d'alcool puis de pétrole, couvrant leurs besoins. Après guerre, progressivement tous les pays développés se sont mis à produire du caoutchouc synthétiques, répondant ainsi à la demande que le seul caoutchouc naturel n'aurait pas couvert suffisamment rapidement. En 1963, la consommation de caoutchouc synthétique l'emportait sur celle de caoutchouc naturel en terme de tonnage.

Cependant, le caoutchouc naturel n'a jamais cédé beaucoup plus de part de marché, en raison de la généralisation du pneu à carcasse métallique radiale inventé dès 1948 par Michelin et pour lequel le caoutchouc naturel est meilleur. De même, la hausse du pétrole a rendu plus onéreux le caoutchouc synthétique. Aujourd'hui, le caoutchouc naturel représente 39% de la consommation totale, après 31% en 1970.
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